Le dos au Vully, face au lac de Morat, dans une situation qui aurait dû être privilégiée, une quinzaine de maisons, construites dans les années 60, attendent d'être démolies.
Peu après les premières constructions, les glissements de terrain se sont succédés et ont obligé les propriétaires à quitter les lieux.
Les derniers occupants ont fui, en avril 2006 laissant tout derrière eux.
Au fil des ans, c'est devenu un terrain de jeu miné, pour des gamins frondeurs et inconscients.
Jean-Claude Mermoud, Conseiller d'état, prédisait le 28 janvier 2002, dans un courrier aux propriétaires : "Je ne peux qu'inviter les personnes directement concernées, à s'armer de patience"...
Pour les habitants, la patience est épuisée. Ce quartier est une blessure impossible à cicatriser tant que ces fantômes de pierre et de bois hantent la colline.